Stani Nitkowski

Artiste



Présentation

Artiste brut, artiste « fou », artiste primitif…, l’œuvre incandescente de Stani Nitkowski reste aujourd’hui encore réfractaire à toutes catégories, y compris les plus « sauvages » et perturbatrices de la représentation. Du vivant de l’artiste, elle a été repérée par le marché et a fait l’objet de trois rétrospectives. 


De l’œuvre de Stani Nitkowski, voici ce que dit Philippe Dagen :

« Deux interprétations viennent immédiatement à l’esprit, qu’il ne faut ni congédier immédiatement, ni accepter passivement. La première : Nitkowski relève de l’art brut, catégorie nommée par Jean Dubuffet peu après la Seconde Guerre mondiale pour désigner les travaux de créateurs généralement autodidactes tels que le facteur Cheval ou Gaston Chaissac. La seconde : Nitkowski relève de l’art asilaire, trivialement appelé “art des fous“, étudié dès le début du XXe siècle, […] lequel ne doit pas être confondu avec l’art brut. […] La question ne se laisse donc pas trancher aisément. »

Frénésie libératrice et emmurée, fulgurances de vie et de mort, cris de passion et de violence, autant de pulsions créatrices paradoxales et singulières qui interdisent en effet d’inscrire l’œuvre de Stani Nitkowski, tant sa peinture, que ses dessins et ses graphismes scripturaux, dans une catégorie esthétique identifiée et identifiable. Figures hybrides, griffures, éclaboussures… produite hors de toute élaboration conceptuelle, cette œuvre jaillit d’un corps meurtri pour ouvrir dans le réel des brèches qui font sourire ou inquiètent, le transfigure jusqu’au grotesque. Enjeu de survie et de liberté, cette œuvre échappe définitivement à toute évidence, à toute certitude, infatigable torrent emportant le regard dans un brouillage et un broyage où toute forme est ensevelie pour se recomposer instantanément dans ce monde de souffrance vitale qu’est le sien.

Avec Stani, les rouges et les noirs sont des cris que même les sourds vont entendre.



Oeuvres



Biographie

Deux rencontres, qu’il associera à des figures parentales, feront éclore sa vocation. En 1980, Robert Tatin, « mon père spirituel », l’expose pour la première fois à La Maison des Champs, « L’Étrange musée » de Cossé-le-Vivien qu’il créé à La Frénouse en Mayenne. Dès lors, Stani Nitkowski abandonne le jaillissement abstrait du geste pour un travail plus expressionniste. En 1982, sur les conseils de Robert Tatin et de Jean Dubuffet, il fait la connaissance de la galeriste brésilienne Cérès Franco, « ma chère mère », qui le présentera à plusieurs reprises dans L’Œil de bœuf, sa galerie parisienne. Jusqu’au bout, il ne cessera d’entretenir avec elle une intense correspondance. Il est ensuite accueilli par la galerie Vanuxem. En 1993, le musée du Pilori à Niort organise la première rétrospective de son œuvre. Elle sera suivie de deux autres, l’une en 2002 à la Halle Saint-Pierre à Paris, l’autre l’année suivante à l’initiative de la Ville d’Angers, où il termine sa vie. En avril 2001, deux mois après la mort de son fils Flavien, il se suicide.


Principales expositions personnelles

2016 : L’Esprit singulier, collection de l’Abbaye d’Auterive, Halle Saint-Pierre, Paris

2011 : Hommage à Stani Nitkowski, galerie Polad-Hardouin, Paris

2006 : Parcours, galeries Idées d’artistes, Vanuxem et Sellem, Paris, Abbaye d’Auberive

2003 : Le Grand bond, salle Chemellier, Angers

2002 : La Lucarne magique, galerie Idées d’artistes, Paris ; Art paris, galerie Vanuxem , Paris ; Halle Saint-Pierre, Paris

2001 : Hommage à Stani Nitkowski, inauguration de la galerie Idées d’artistes, de Dominique Polad-Hardouin, Paris

1999 : Entre chair et corps, galerie des Filles du Calvaire, Paris

1996 : Œuvres récentes, galerie Vanuxem, Paris

1993 : Vingt ans de peinture, rétrospective, musée du Pilori, Niort

1989 : La Forga, galeries Vanuxem-Biaf, Paris

1988 : Marche ou crève, galerie Convergence, Nantes

1985 : Œuvres récentes, galerie Vanuxem, Paris

1982 : Les Sentiers privilégiés de ma vie, galerie L’Œil de bœuf, Paris

1980 : L’Étrange musée de Robert Tatin, Cossé-le-Vivien




Informations pratiques

Exposition : Stani Nitkowski

Dates : du 30 septembre au 30 octobre 2021

Vernissage : le jeudi 30 septembre 2021, à partir de 18h30

Adresse : Galerie Raulin-Pompidou, 37 rue Chanzy, 75011 Paris, Métro Charonne ou Rue-des-Boulets

Horaires : du mardi au samedi, de 14h à 19h

Contacts presse : Claire Raulin-Pompidou : galerie@attests.fr / P. 06 84 95 95 95

À propos de la galerie Raulin-Pompidou

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